ESSENTIEL - Le choix entre emprunt bancaire et crédit-bail

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Financer un investissement suppose souvent d'arbitrer entre emprunt bancaire et crédit-bail, deux modes de financement dont le coût de revient se calcule selon des logiques très différentes.

Le mémo « Le coût de revient du crédit-bail par la méthode du différentiel de flux » détaille le calcul du crédit-bail (voir « Dans la bibliothèque Rodco »).

Le principe général

  • Emprunt bancaire : le coût de revient se déduit directement du taux nominal, net de l'économie d'impôt sur les intérêts déductibles.
  • Crédit-bail : il n'existe pas de taux nominal explicite, le coût se déduit d'un tableau de flux de trésorerie différentiels, construit par comparaison avec un achat comptant de référence, dont on calcule le taux de rentabilité interne (TRI).

Pourquoi le crédit-bail nécessite-t-il un tableau de flux différentiels ?

Contrairement à l'emprunt, il n'existe pas de taux affiché sur un contrat de crédit-bail. Son coût réel doit donc être reconstitué en comparant, année par année, les flux de trésorerie du crédit-bail à ceux d'un achat comptant équivalent amorti sur la durée de vie du bien : dépôt de garantie, loyers nets d'impôt, économie d'IS sur amortissement « perdue » par rapport à l'achat comptant, puis levée d'option.

Le taux qui annule la somme actualisée de ces flux différentiels est le coût de revient implicite du crédit-bail. (cf le mémo sur le tableau des flux differentiel dans la bibliothèque rodco)

Cas particulier : la sensibilité du calcul à la convention retenue

Selon que l'on considère l'économie d'impôt comme perçue la même année que la charge ou avec un an de décalage, le coût de revient calculé peut varier de quelques dixièmes de point. Il est recommandé, en cas d'écart avec un corrigé de référence, de vérifier la convention retenue plutôt que de remettre en cause la méthode elle-même.

Erreurs fréquentes et bonnes pratiques

Erreurs fréquentes Bonnes pratiques
 Chercher un « taux » explicite dans le contrat de crédit-bail Reconstruire le coût à partir d'un tableau de flux différentiels et calculer son TRI
Oublier l'économie d'IS d'amortissement « perdue » par rapport à un achat comptant L'intégrer : c'est elle qui matérialise le vrai coût d'opportunité du crédit-bail

En résumé

Le coût de l'emprunt se lit directement dans son taux nominal net d'impôt ;
Celui du crédit-bail doit être reconstruit à partir d'un tableau de flux différentiels comparés à un achat comptant.
Cette différence de méthode explique pourquoi une comparaison rigoureuse entre les deux financements exige de bâtir le tableau de flux du crédit-bail avant toute conclusion.

Dans la bibliothèque Rodco


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