MÉMO - Comment traiter une dépréciation client à la clôture suivante ?
Une dépréciation constatée à la clôture d'un exercice n'est jamais figée : la situation du client peut s'améliorer, s'aggraver ou rester inchangée d'une année sur l'autre, et le compte 491 doit à chaque fois refléter le risque réellement estimé à la nouvelle date de clôture.
Ici, l'enjeu est simple : faut-il reconstituer la dépréciation en totalité chaque année, ou seulement ajuster le montant déjà comptabilisé ?
Réponse rapide
| Question | Réponse |
| Faut-il réévaluer une dépréciation client à chaque clôture ? | Oui, systématiquement, en fonction de l'évolution du risque de non-recouvrement |
| Faut-il recomptabiliser la dépréciation en totalité chaque année ? | Non : seule la variation par rapport au solde déjà existant en compte 491 est comptabilisée |
| Que devient la dépréciation si le risque disparaît ? | Elle est reprise en totalité (491 / 78174) |
Les traitements selon l'évolution du risque
| Situation à la clôture | Écriture comptable |
| Le risque est inchangé | Aucune écriture |
| Le risque augmente | Complément de dépréciation : 68174 / 491 |
| Le risque diminue | Reprise partielle : 491 / 78174 |
| Le risque disparaît | Reprise totale : 491 / 78174 |
| La perte devient définitive | Sortie de la créance et comptabilisation en créance irrécouvrable |
Un exemple chiffré
Au 31 décembre N, la SAS ALPHA SERVICES a déprécié une créance client de 15 000 € TTC à hauteur de 40 %, soit une dépréciation de 6 000 € (compte 491), en raison de difficultés financières du client.
Au 31 décembre N+1, la créance reste impayée, mais le client a entamé une procédure de conciliation qui laisse espérer un recouvrement partiel : le risque de non-recouvrement est désormais réévalué à 60 % (au lieu de 40 %).
- Dépréciation nécessaire au 31/12/N+1 : 15 000 × 60 % = 9 000 €
- Dépréciation déjà comptabilisée : 6 000 €
- Complément à comptabiliser : 9 000 − 6 000 = 3 000 €
Les écritures comptables
| Date | N° compte | Libellé | Débit | Crédit |
| 68174 | Dotation aux dépréciations des créances | 3 000,00 € | ||
| 491 | Dépréciations des comptes de clients | 3 000,00 € |
Erreurs fréquentes et bonnes pratiques
| Erreur | Bonne pratique |
| Recomptabiliser chaque année la totalité de la dépréciation | Comparer le montant déjà inscrit au compte 491 au montant désormais estimé, et n'enregistrer que la différence |
| Oublier de réexaminer une dépréciation ancienne restée inchangée depuis plusieurs exercices | Réexaminer la situation de chaque client déprécié à chaque clôture, même si aucune écriture n'en résulte au final |
| Confondre reprise partielle et reprise totale lors d'une amélioration du risque | Ne reprendre que la fraction du risque qui a disparu ; solder entièrement le compte 491 seulement si le risque est totalement éteint |
En résumé
| Point clé | Réponse |
| La dépréciation est-elle reconduite automatiquement d'un exercice à l'autre ? | Non : elle doit être réévaluée à chaque clôture en fonction du risque de non-recouvrement |
| Quelle écriture si le risque reste inchangé ? | Aucune : le compte 491 reste en l'état |
| La créance continue-t-elle d'être suivie après une dépréciation ? | Oui, jusqu'à son règlement ou son passage en créance définitivement irrécouvrable |



