MÉMO - Comment calculer et comptabiliser une dépréciation de stock ?

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Un stock invendu depuis plusieurs mois, une matière première dont le cours s'effondre, une collection démodée : dans tous ces cas, la valeur réelle du stock à la clôture peut être devenue inférieure à ce qu'il a coûté.

Le laisser inscrit à son coût d'origine reviendrait à surestimer l'actif de l'entreprise.

La question qui revient souvent : à partir de quand et sur quelle base doit-on déprécier un stock, et quels comptes utiliser ?

Réponse rapide

Situation Traitement
Valeur actuelle du stock inférieure au coût d'entrée Dépréciation à hauteur de la différence, par un compte 39x
Valeur actuelle du stock supérieure ou égale au coût d'entrée Aucune écriture : le stock reste à son coût d'entrée, une plus-value latente ne se comptabilise pas

Comment déterminer la valeur actuelle ?

Type de stock Valeur actuelle retenue
Marchandises, produits finis Prix de vente estimé, diminué des frais de commercialisation restant à engager
Matières premières, approvisionnements Coût de remplacement, c'est-à-dire la valeur de marché à la date de clôture
En-cours de production Valeur probable de réalisation, tenant compte des coûts d'achèvement restant à engager

Les comptes utilisés

Compte Rôle
391 à 397 Dépréciations des stocks, selon leur nature : matières, en-cours, produits, marchandises
6817 Dotations pour dépréciations des actifs circulants, au débit
7817 Reprises sur dépréciations des actifs circulants, au crédit

Les écritures comptables

Exemple : une entreprise, qui clôture son exercice le 31 décembre, détient un stock de marchandises entré à 18 000 €. À la clôture de l'exercice N, sa valeur actuelle est estimée à 15 200 €.

Compte Libellé Débit Crédit
6817 Dotations pour dépréciations des actifs circulants 2 800,00 €
397 Dépréciations des stocks de marchandises 2 800,00 €

Si, l'année suivante (N+1), la valeur actuelle du même stock remonte à 17 000 €, la dépréciation excédentaire (1 800 €) est reprise :

Compte Libellé Débit Crédit
397 Dépréciations des stocks de marchandises 1 800,00 €
7817 Reprises sur dépréciations des actifs circulants 1 800,00 €

Erreurs fréquentes et bonnes pratiques

Erreur Conséquence Bonne pratique
Créditer directement le compte de stock au lieu d'un compte de dépréciation La valeur d'origine du stock disparaît du bilan et le suivi de la reprise devient impossible Passer systématiquement par un compte 39x, qui vient en déduction du stock sans effacer son coût d'entrée
Ne pas réexaminer la dépréciation existante à chaque clôture Dépréciation devenue sans objet maintenue au bilan, ou risque nouveau non couvert Recalculer la valeur actuelle chaque année, puis compléter, réduire ou reprendre en totalité
Réévaluer un stock à la hausse au-delà de son coût d'entrée Actif et résultat majorés d'un profit qui n'est pas réalisé La dépréciation ne joue que dans un sens : une hausse au-delà du coût d'entrée ne se comptabilise jamais
Doter à nouveau la totalité au lieu de la seule variation Dotation et reprise gonflent simultanément charges et produits de l'exercice Ne comptabiliser que l'écart entre la dépréciation nécessaire et celle déjà constituée
Retenir le prix de vente sans déduire les frais restant à engager Valeur actuelle surestimée, dépréciation insuffisante Déduire les frais de commercialisation ou d'achèvement encore à supporter

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En résumé

Point clé Réponse
Quand faut-il déprécier un stock ? Quand sa valeur actuelle devient inférieure à son coût d'entrée
Quel compte pour la dotation ? Le 6817
Quel compte pour la reprise ? Le 7817
La reprise peut-elle dépasser le coût d'entrée ? Non, elle est plafonnée au montant de la dépréciation déjà constatée
Que fait-on si la valeur remonte partiellement ? On reprend le seul excédent, la dépréciation restante est maintenue

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